vendredi 20 janvier 2012

La basse-cour du roi Nicolas (la poésie du jour)



 Un renard prénommé Nicolas sur une basse-cour régnait.
 Mais il était contesté : « Il ne fait pas rentrer assez de blé,
 Nous n’avons plus de grains à picorer, se lamentaient les animaux affamés.
 — Je fais de mon mieux, répondait 
Nicolas.
Sans moi, ça serait pire, croyez-moi.
 Il y a une énorme crise mondiale 
Ne l’oubliez pas, c’est infernal. Beaucoup d’animaux voraces 
Rêvaient pourtant de prendre sa place.
 A gauche, la vache Martine 
et la pintade Ségolène
 crurent, un temps, pouvoir devenir reines.

 Mais ce fut le pigeon François 
qui leur fit la nique.
 Aidé, malgré lui, par le cochon 
Dominique,
 Qui manqua d’aller à l’abattoir,
 Pour avoir culbuté une grande 
poule noire.
 Mais la pire ennemie du roi Nicolas 
et du pigeon François
 Était la fille d’un loup borgne qui avait échoué à devenir roi.
 Cette louve à la voix rauque 
et à la chevelure blonde
 Se faisait passer pour une brebis 
aux yeux du monde.
 Elle répétait comme une litanie : 
« Il faut plus de poulets
 Pour renvoyer chez eux les animaux étrangers,
 Sans eux, nous serions tellement 
plus heureux. »
 Certains moutons l’écoutaient béats :
 « Bêê, elle dit tout haut ce que nous pensons tout bas. »
 Le pigeon François, le roi Nicolas, l’ours Mélenchon et la taupe Eva
 Faisaient de leur mieux pour 
éradiquer la terrible maladie
 Répandue par la louve déguisée 
en brebis
 Qui avait pour nom haine et 
démagogie.
 Hélas ! à six mois des élections,
 Personne ne sait encore pour de bon
 Qui de la farce sera le dindon.

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